QUELQUES EXPRESSIONS QUEBECOISES

Ah le Québécois ! Tellement attachant, gentil, drôle ! Bien que la langue officielle soit le français, les québécois ont parfaitement su se l’approprier. Et je dois avouer que parfois, nous avions un peu de mal à tout comprendre. Voici donc un petit tour des expressions québécoises que vous pourriez entendre si vous séjournez là bas.

« Allô » : Si, chez nous, c’est plutôt l’expression que l’on utilise pour répondre au téléphone, au Québec, c’est tout simplement une façon de saluer les gens. Vous ne direz pas allô à votre patron, car c’est plutôt une expression familière, mais celle-ci passe très bien auprès d’un chauffeur de bus, serveur, vendeur ou autre personne qui travaille en clientèle.

« Comment ça va ? » : Alors, oui c’est vrai, ce n’est pas une expression. Mais je trouve important de préciser qu’au Québec, on vous demandera presque constamment comment ça va. Quand j’ai travaillé en restauration à Montréal, j’étais un peu surprise, parfois même au point de douter de ma réponse, ce qui est pourtant simple ! En France, cela arrive aussi de demander à nos clients comment ils vont, oui. Mais j’ai rarement vu un client qui ne me connaissait pas du tout arriver et me dire « Bonjour ça va ? » et attendre la réponse avant de passer sa commande. Déjà que parfois il est difficile de décrocher un bonjour…

« Bienvenu »: Je me souviens des têtes que nous avons fait la première fois que l’on a dit merci à quelqu’un et qu’il nous a répondu « Bienvenu ». En France, ce serai plutôt « Je vous en prie », ou plus familier « De rien ». J’ai même fini par me dire que ce n’était pas si étrange que ça, et que c’était plutôt logique.

« Marde » : Je me souviens de ce jour de tempête de neige à Trois Rivières, où notre bus vers Montréal avait été annulé 3 fois. Alors que nous devions partir le matin, nous avons fini par quitter la ville aux alentours de 19h. Quand le chauffeur nous a expliqué que la météo pourrait peut être nous forcer à faire demi-tour, Jérémy a très élégamment sorti un « ah oui c’est la merde là ». Le chauffeur l’a immédiatement corrigé avec beaucoup d »humour: « Ah non Monsieur, au Québec, c’est pas la merde, mais c’est la marde, en effet. » Cela nous a bien fait rire, et il nous arrive encore de le dire.

« Capoter »: Je crois que cette expression fait partie de celles que l’on a pas du tout compris au départ. Pour moi, quand quelque chose capote, c’est que ça rate, ça foire quoi. Mais au Québec, il n’est pas rare d’entendre « Ça m’fait capoter », qui signifie « Ça me rend très content ».

« Change »: J’utilisais beaucoup le terme « change » pour changer mes euros en dollars canadiens. Puis, j’ai compris qu’au Québec il était aussi utilisé pour la monnaie. « Je vais vous donner le change » signifie « Je vais vous rendre la monnaie ». Pour ceux qui parle anglais, vous comprendrais vite que « change » est le terme qui signifie « monnaie » en anglais. Ils l’ont donc gardé, mais prononcé à la française.

« En argent »: « Vous payerez en débit ou en argent ? » C’est là que l’on peut se dire « Mais comment je peux payer mes courses avec autre chose que de l’argent ? ». Les Québécois parle d’argent pour mentionner les espèces, le liquide. D’ailleurs, je me souviens au début que je travaillais en restauration, quand je demandais à un client s’il voulait régler en espèce, il ne comprenait pas, ou alors me demandait si j’étais française.

« Cute »: Tout simplement la traduction du mot mignon, cette fois-ci bien prononcé à l’anglaise. Vous verrez, quand les québécois prononcent le mot « cute » au milieu d’une phrase en français et avec leur accent, c’est vraiment trop cute.

« T’es ben bonne toi »: Alors oui, les québécois tutoient beaucoup. Ne le prenez pas mal, c’est plutôt un signe de jovialité, et de gentillesse. Et quand un homme vous dis que vous êtes « ben bonne », ce n’est pas de la manière dont vous le pensez, c’est à dire sexy en vulgaire. Il parlera plutôt de la capacité à faire ce que vous faites. Par exemple, si vous chantez bien, ils vous dira que vous êtes ben bonne comme chanteuse. A savoir aussi, les québécois sont des personnes adorables qui aiment vous faire des compliments. Toujours lorsque je travaillais dans la restauration, prendre leur commande en souriant et en étant joyeuse et sympa suffisait pour qu’ils me disent que j’étais « ben bonne dans mon travail ».

« Fin de semaine »: Bien qu’ils aient gardé certains mots en anglais pour leurs expressions, il se passe parfois aussi l’inverse. Et l’expression « fin de semaine » en est l’exemple parfait. Les québécois ont tout bonnement traduit le mot week end que nous avons gardé tel quel en France, et disent donc « Fin de semaine ».

« Gang »: Ta gang, c’est ta bande de pote. Et pas besoin d’être un rebel, un loubard ou un criminel pour ça.

« Joke »: Le terme anglais pour dire une blague. Ni plus ni moins.

« Pantoute »: Alors là, j’avoue, même en déduction je n’aurai pas réussi à comprendre. Le terme pantoute signifie « pas du tout ». Vous l’auriez deviné ?

« Correct » et « Pas pire »: Je me souviens de manager me répondre « C’est correct » ou « C’es pas pire » quand je lui demandais si quelque chose que j’avais fait était bon. Cela veut dire que c’est bon, c’est bien, c’est très bien. On peut aussi, dans un restaurant ou un bar, vous demander si « tout est correct ? ». On vous demande simplement si tout va bien.

« Plate »: Je voyais souvent des affiches publicitaires dans le métro avec le mot « plate », ou je l’entendais aussi à la télé, dans les publicités etc. Je me suis longtemps demandé ce que ça voulait dire. Et bien, désormais je le sais, plate signifie ennuyeux.

« Tu veux tu »: En France, pour poser une question, on utilise souvent le terme « Est-ce que tu… ». Au Québec, on va plutôt dire « Tu » suivi du verbe conjugué suivi de « tu ». « Tu veux tu du pain ? » « Tu sais tu à quelle heure est le bus ? ».

« Frette »: Une expression que l’on a énormément entendu mais aussi utilisé, durant nos 4 mois hivernaux. Vous avez deviné ? Et oui, frette veut dire froid, comme dans « Fait frette hein ? ».

« Chum » et « Blonde »: Ce ne sont pas mes mots préférés, mais on peut les entendre assez souvent. Ton chum, prononcé Tchum, c’est ton mec, ton petit copain quoi, mais il est aussi utilisé pour parler de ton ami. Et ta blonde, c’est ta petite copine, ta meuf.

« Char »: Le char, au Québec, c’est la voiture. On entend surtout cette expression dans les petites villes. Sinon, les québécois disent aussi une auto, mais je ne pense jamais avoir entendu le mot voiture.

« Circulaire »: La première expression que j’ai remarqué à mon arrivée au Québec. En effet, vous pourrez voir sur les boîtes aux lettres des petits autocollants avec écrit « Pas de circulaires ». On comprend vite alors que « circulaire »fait référence aux publicités.

« Laveuse » et « Sécheuse »: si vous vous rendez dans une laverie, vous remarquerez peut être que les québécois parlent plus souvent de laveuses et sécheuses que de machines à laver et de sèche linges.

« Magasiner »: Au Québec, on a raccourci l’expression, et « faire les magasins » est donc devenu « magasiner ».

« Napkin »: « Je pourrais avoir des napkin s’il vous plaît ? » « Pardon, vous voulez quoi ? » J’étais très embêtée quand on m’a demandé la première fois au travail des napkin. Une fois que l’on sait, tout va mieux évidemment. Les napkins (on prononce le N à la fin), sont en faite les serviettes de table, les serviettes en papier. Napkin est un mot anglophone.

« Tuque »: Des tuques, on en voit beaucoup en hiver. Ils servent à se protéger les oreilles, et à garder sa tête au chaud. Vous l’avez ? La tuque est un bonnet en laine.

« Blé d’Inde »: Si, comme moi, vous pensez tout simplement que le blé d’Inde, c’est du blé, comme celui qu’on achète au rayon pâtes et riz, alors vous vous trompez. Le blé d’Inde, c’est le maïs. Et comme je déteste ça, je n’ai pas eu à l’utiliser.

« Bleuets »: Les bleuets, ou en anglais « blueberries », sont des myrtilles. Au Québec, on trouve énormément de desserts et gourmandises aux bleuets.

« Breuvage » « Liqueur »: « Et en breuvage qu’est ce que tu veux ? » Facile ! Le breuvage, c’est la boisson. Ça existe aussi en France, mais il est vrai que c’est bien moins utilisé. La liqueur, quant à elle, est utilisé pour tout ce qui concerne les sodas.

« Chien-chaud »: Oui oui, quand en France on utilise un mot français, les québécois lui préfèrent la version anglaise, et quand on décide de garder l’anglais, ils choisissent de le traduire en français. C’est ainsi que Hot Dog devient Chien Chaud.

« Coke »: Le Coke, c’est le Coca Cola. Bah oui, pourquoi ne pas garder le mot anglais ?

« Dépanneur »: Ah voilà une expression utile et intéressante ! Un dépanneur, ce n’est pas quelqu’un qui va venir vous cherchez sur le bord de l’autoroute si vous tombez en panne. Un dépanneur, au Québec, c’est une épicerie de quartier ouverte tard le soir.

« Gomme »: Du chewing gum, en plus facile et rapide à dire. On dit une gomme.

« Pinotte »: Alors, cette fois, on se complique un peu plus la tâche. La pinotte, c’est l’arachide, la cacahuète quoi. Ça se prononce comme le mot anglais peanut, mais on l’écrit pinotte. Pour le beurre de cacahuète, vous pourrez donc entendre beurre de pinotte, ou bien aussi beurre d’arachide.

« Sous-marin »: Le sous-marin est un long sandwich. La plupart du temps, le pain utilisé n’est pas notre bonne baguette française, mais plutôt le pain que l’on peut trouver pour les sandwichs baguettes de chez Daunat. Pourquoi sous-marin ? Je n’en ai aucune idée.

« Rôtie »: Hmmmm du rôti miam ! Et bien…. non, ce n’est pas le bon rôti du dimanche midi chez mamie. Un rôtie, avec un « e », est un toast, une tartine grillée. Alors vous en mangerez toujours le dimanche, mais plutôt au brunch.

« Déjeuner « Dîner » « Souper »: Et en parlant de repas ! Si vous avez lu mon article sur le restaurant Les Fistons à Québec City, vous avez déjà compris où je veux en venir. Chez nous, on petit-déjeune le matin, on déjeune le midi, et on dîne le soir. Et bien, chez nos cousins les québécois, on déjeuner le matin, on dîne le midi, et on soupe le soir. Et pour l’apéro ? On parlera souvent de 5 à 7, faisant référence aux horaires.

« Ostie » « Stie » « Calisse » « Tabarnac »: Les jurons, que l’on peut associer à nos jolis put*** ou encore mer**, ou bien même fait ch***.


Et voilà pour un petit tour des expressions que vous pourriez entendre lors d’un voyage au Québec ! Il en existe encore une tonne, mais j’ai inscrit dans cette liste non exhaustive celles dont je me souviens et que j’ai le plus entendu.

Et vous, quelles expressions québécoises connaissez-vous ? J’ai hâte de les lire dans les commentaires !

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